Petit état des lieux à Biankouri

Pourquoi implanter un dispensaire à Biankouri? Quels sont les maladies locales? Pourquoi y- a-t-il plus de garçons que de filles à l'école?
Un petit état des lieux permet de mieux comprendre quels sont les problèmes rencontrés et comment les résoudre.

Les maladies
Le Nord Togo souffre de plusieurs maladies, qui déciment la population, en particulier les jeunes enfants. Les maladies les plus présentes sont le paludisme, les diarrhées, le sida... Ces épidémies sont très largement liées au mode de vie.
Le paludisme est un parasite qui se transmet à l'homme par l'intermédiare des moustiques. Les eaux stagnantes, lieu de reproduction des moustiques, sont donc des foyers de contamination. Mais dans un pays où l'accès à l'eau est difficile, il n'est pas rare de voir les populations s'installer près des mares infestées, voire même de construire des retenues d'eau qui créé de nouveaux foyers d'infection.
Les diarrhées sont souvent dues à l'ingestion d'une eau contaminée, ou par une mauvaise hygiène. Se laver les mains avant de manger et faire bouillir l'eau sont déjà des premières solutions. 
Le sida n'est, hélas, plus une maladie inconnue. Elle fait des ravages en Afrique et au Togo également. Pour ce fléau, pas de vaccins. Les trithérapies sont maintenant disponibles pour un prix modéré au Togo, mais elles sont sujettes à un achalandage parfois irrégulier. La prévention touche encore moyennement les populations car l'analphabétisme est élevé et les campagnes de sensibilisation ont bien du mal à se faire un chemin jusqu'aux petits villages. Sans compter que la polygamie est encore répendue et que l'analphabétisation touche particulièrement les femmes...

L'eau
Il est difficile de parler santé ou niveau de vie, sans parler d'eau en Afrique. Elle a une influence sur l'éducation, l'économie, l'agriculture...
Sans eau, pas de récoltes; trop d'eau, pas de récoltes. On l'attend donc avec impatience et anxiété. A Biankouri, il y a 2 saisons. Une sèche d'octobre à mai et une saison humide de juin à septembre. Les mois de février, mars et avril sont particulièrement durs et ils constituent la 'soudure'. C'est en général la période des famines.
Les points d'eau potable sont des forages à environ 40 mètres de profondeur, qui sont réalisés par les ONG, les riches notables ou par un groupement d'habitants du village.
Depuis des lustres, les femmes togolaises vont chercher l'eau sur leur tête, faisant plusieurs dizaines de kilomètres chaque jour.

Jeune fille portant de l'eau

Cette tâche à plusieurs conséquence sur la vie des femmes. Elles doivent généralement arrêter l'école avant les garçons pour pouvoir l'effectuer et aider aux champs. Ici, les tâches physiques, c'est les femmes qui les réalisent!
L'eau est source de vie mais aussi d'épidémie. Comme nous l'avons vu, elle est le vecteur du paludisme, de diarrhées... Il faut donc en général la faire bouillir pour la consommer, et être le plus hygiénique possible.

Le rapport de la mission Aquassistance de 2012 fait l'état des lieux complets de l'eau et de l'assainissement du canton.

p2011-10-togo-biankouri-rapport-expertise-v2.pdf p2011-10-togo-biankouri-rapport-expertise-v2.pdf

L'éducation
A Biankouri, il y a une école primaire d'environ 600 élèves et une école maternelle. Le collège est un peu excentré. Les classes sont très remplies, allant jusqu'a 75 élèves par classes. Les fournitures sont très chère, et si la famille peut payer pour un enfant, elle ne peut généralement pas le faire pour tous. 

Une classe de Biankouri

Les programmes sont très difficiles, d'autant plus que les élèves arrivant au CP ne savent pas parler français.
Les effectifs diminuent en général avec l'âge, car les filles sont sollicitées pour le travail au champ et les corvées d'eau.

 

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